Réactions Radicales Rapides
Amendements : Sport et STIF
SPORT : Suivant une méthode de plus en plus pratiquée par ce gouvernement, un amendement mettant brutalement fin au traitement fiscal avantageux du Droit d’Image Collectif (DIC) a été voté par la droite. Il s’agit de faire des « économies » sur un chapitre qui rapporte aux clubs disposant de joueurs connus et permet au sport collectif français de rester compétitif.
Avec deux doigts de bon sens, on aurait pu sans doute introduire une clause de retour sur subvention permettant au Secrétariat d’état au sport de récupérer, auprès de clubs qui marchent bien, l’équivalent du reversement qu’il assure déjà au budget social du pays.
On éviterait ainsi aux clubs des acrobaties financières (vu les engagements déjà pris sur la base du système actuel)…et au gouvernement une cacophonie de plus entre élus et ministres.
Nous sommes pour un sport populaire. Mais pourquoi nier l’effet d’entraînement et les retombées bénéfiques du sport professionnel qui ne concernent pas seulement le football mais aussi le rugby, le basketball ou le handball ?
STIF : Même punition, même motif ! Ce sont maintenant les sénateurs de droite qui tempêtent –à juste titre- contre l’amendement scélérat dépossédant le STIF « régional » d’une partie de son patrimoine pour constituer à
Cette rage de s’en prendre sans cesse aux collectivités territoriales, qui gèrent en tous cas beaucoup mieux (et bien plus démocratiquement) que l’Etat et beaucoup d’entreprises privées –par exemple les banques ou les entreprises exportatrices d’armement- doit absolument cesser avant de prévisibles catastrophes.
Identité Nationale
Quelle tristesse de voir un beau et noble sujet de plus, ravalé au rang d’amorce politique pour mieux pratiquer la pêche en eau trouble ! Quel naïf pense encore qu’en confiant le sujet de la semaine à un homme dont les valeurs personnelles semblent incertaines (pour être gentil...), Nicolas SARKOZY aurait une autre idée en tête que de déclencher un nouveau fumigène avant les Régionales ?
La scandaleuse instrumentalisation de la lettre de Guy MOQUET, c’était de la récupération à gauche, en même temps qu’une intrusion inutile dans le domaine enseignant.
Aujourd’hui c’est de couper l’herbe sous les pieds de l’extrême-droite, au risque de déclencher des pulsions malsaines (mais qu'est-ce que ça leur fait, au point où ils en sont ?) qu’il s’agit.
Tous ceux qui, à droite comme à gauche, ont un minimum de valeurs humaines, n’ont pas de leçons à recevoir de ceux qui fabulent professionnellement, pourchassent les faibles et les adolescents, remplissent les poches des riches, enfoncent ceux qui sont déjà dans la misère ou encore ridiculisent
Notre identité nationale, c’est le contraire de ce qu’ils font. Faisons en sorte de pouvoir à nouveau être fiers d'être Français en utilisant la prochaine occasion démocratique de les faire partir.
MEDEF
C’est décidément le grand gagnant de la parenthèse sarkozyste : mise en place de rentes de situation, cadeaux sans contrepartie, garantie de bonne fin du contribuable sur des activités insensées qui continuent de plus belle, privatisations biaisées, casse progressive du service public, asservissement des media publics, « oublis » parlementaires, la liste ne fait que s'allonger.
A la faveur du libéralisme mal compris et mal digéré du président, les patrons, les vrais,a font passer tout ce qu'ils veulent. Et même si la solidarité entre le gouvernement (et son chef) et les grands groupes est moins ostentatoire qu’au début, elle ne fait que prospérer.
Mais ce sont là les dirigeants que l’on sert pour leur clientélisme interne, non les entreprises. Car tout comme pour le particulier, l’ennemi n°1 de l’entreprise, ce n’est pas l’impôt, ce sont les charges et surtout un soutien insuffisant à son développement qui posent problèmes aux entrepreneurs, grands et surtout petits.
C'est pourquoi réapprendre aux banques à prêter ou à investir directement au lieu de les encourager objectivement dans leurs dérives, ce qui ne manquera pas de déclencher une nouvelle crise (mortelle celle-là) leur serait par exemple beaucoup plus profitable.
De même, revoir fondamentalement le dispositif des charges applicables aux personnels en intégration d'entreprise est urgent. Il est infiniment préférable d'aider les PME à former pour croître et durer que de faire des cadeaux sans contrepartie aux grands groupes ou aux banques.
Sans Papiers
La grande majorité des sans-papiers travaillent, paient des impôts et de
L’expulsion brutale crée des drames, coûte énormément cher et ne résout rien.
C’est plutôt dans la pratique d’une bonne intégration de travailleurs motivés qui votent déjà avec leurs mains et leurs impôts, Europe ou pas, qu’il faut rechercher l'une des sources de notre identité nationale ! Sur quoi furent fondés les Etats-Unis qui conservent encore aujourd'hui, malgré tous les défauts de leur politique, une image positive ? Sur le repli sur soi et la fermeture ?
Taxe Professionnelle
Ce qui choque profondément dans cette affaire (voir à MEDEF) c’est cette croyance, "magique" aurait dit Levi-Strauss, que tout cadeau fait au patronat va se traduire par du développement et de nouveaux emplois alors que, clairement, il n’en est rien.
C'est que, contrairement à son « cousin » Berlusconi, notre hyper-Président n’a aucune idée du fonctionnement réel du monde de l’entreprise autrement que par ses contacts mondains ou politiques avec ses grands dirigeants lesquels, en France, sortent souvent du même moule que les gouvernants.
On commence par faire aux entreprises un cadeau qui coûte très cher mais qu’elles intégreront tranquillement dans leurs comptes sans créer aucun emploi en échange. On prive en même temps les collectivités d’une ressource dynamiques sous la promesse d’une indemnisation dont tout le monde sait déjà qu’elle ne sera ni pérenne ni dynamique.
Comment voudrait-on en effet que les collectivités fassent désormais la moindre confiance à l'Etat ?
En d'autres termes, on torpille d'avance l'effet d'un plan de relance qui coûte lui aussi très cher en provoquant de façon pérenne la frilosité d'un acteur majeur de la dépense et de linvestissement publics
A force de cadeaux et d'avantages à ceux qui n'en ont pas besoin ou aux entreprises déviantes du privé, l’Etat devient financièrement exsangue. Alors il ne lui reste qu'à chercher à faire porter aux collectivités locales l'inéluctable augmentation des impôts qu'il ne veut pas assumer pour des raisons idéologiques ou politiciennes.
Le gouvernement cherche donc à faire croire aux Français que leurs élus et leurs collectivités gaspillent et gèrent mal, alors que c'est sa politique qui est insensée et sa gestion du pays calamiteuse et ce depuis des années.
Dès lors on va provoquer chez les collectivités(alors qu’elles font vivre, et de plus en plus, les entreprises tout en assurant 73% de l'investissement public et se voient transférer d'innombrables missions par l'Etat), le réflexe d’un gigantesque coup de frein et d’une augmentation préventive des impôts locaux (jusque là souvent raisonnables dans les communautés riches et même ailleurs).
Pour autant, le gouvernement continuera à récompenser les riches et punir les pauvres, à démolir le service public et à provoquer agitation et désordre au lieu d'organiser une politique intelligente.
Cette «réforme» est elle aussi aberrante, son mode d’application l’est encore davantage.
4 novembre 2009 dans reflexions - Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le début du réveil
Enfin, pourrait-on dire !
Enhardi par la passivité ambiante, l'hyper président avait poussé trop loin sa botte en voulant catapulter son seigneur fils, déjà perché sur la cage dorée du Conseil Général des Hauts de Seine, à la tête du plus gros développement immobilier d' Ile-de-France. L'indignation en France et -on en a moins parlé- la risée générale dont nous sommes hélas l'objet à l'étranger, l'ont contraint au recul tactique.
Pourtant, ne nous laissons pas abuser. Même si cette première défaite est symboliquement importante, elle doit maintenant être consolidée. En attendant de pouvoir en changer, il faut contraindre ce gouvernement et son véritable patron à s'inspirer à nouveau, tout simplement, des principes de notre République : Liberté, Egalité, Fraternité.
Or, le penchant compulsif à centraliser le pouvoir aux mains d'un seul qui sous-tend par exemple les projets de loi sur le "Grand Paris" et la soi-disant "réforme" des collectivités territoriales comme les tentatives de mise au pas de la télévision ou de la Justice, sont clairement liberticides. La généralisation du fichage, le presse-citron organisé dans les entreprises privatisées, le comportement colonial qui persiste outre-mer ne le sont pas moins. Et le procès Villepin montre assez l'esprit du pouvoir actuel.
Après plusieurs années de sarkozysme ministériel ou présidentiel, on voit maintenant ce qu'il en est de l'égalité. La théorie générale du sarko-libéralisme et de ses thuriféraires c'est qu'il faut faire des cadeaux aux grandes entreprises, au MEDEF et aux citoyens les plus fortunés afin de ne pas démotiver les vaillants créateurs d'emplois. On en revient au renard libre dans le poulailler libre...La réalité, c'est que la "pwofitasyon" dénoncée par nos compatriotes antillais envahit l'hexagone.
Les tentatives permanentes de diviser les Français, de les dresser contre leurs élus, de vilipender le service public et ses agents montrent bien ce qu'il en est en ce moment de la Fraternité. L'intensification des charters du sinistre Besson et des chasses à l'homme voire à l'adolescent, le retour à une mauvaise "realpolitik" dans l'international, le traitement méprisant réservé aux marins-pêcheurs, ouvriers, agriculteurs, personnels hospitaliers ou autres Kanaks en sont d'autres et tristes témoins.
Que faire, nous dira-t-on ?
Tout simplement, revenir à la raison c'est à dire fonder une politique juste et ambitieuse sur des principes positifs et solides.
Revenir à la raison, c'est d'abord s'assurer qu'en France chacun fasse bien son métier et non, mal, celui des autres. Comme l'aurait dit le général de Gaulle, que les banques prêtent, que les assureurs assurent, que les entrepreneurs entreprennent, les enseignants enseignent, les artistes créent, les journalistes informent, les parents éduquent...et les étudiants, comme Jean Sarkozy, étudient jusqu'à leur diplôme. Quant aux politiques, qu'ils laissent la scène aux vrais comédiens.
C'est ensuite faire le compte des atouts immenses de notre pays, les organiser en lignes d'action intelligentes et coordonnées, concerter nos forces vives, les motiver et les intéresser chacune à leur place et dans le respect et la bonne foi. Sur cette base, il faut inventer une nouvelle politique, déclinable sur l'ensemble de notre espace d'influence et qui ne se laisse pas abuser par les préjugés ni ne les exploite.
Travailler hardiment à la solution des sujets majeurs : éducation, culture, conditions de vie pour tous et emploi, en respectant tout le monde, c'est possible et il y a des gens pour le faire. De cette entreprise, le Sarkozysme n'offre hélas qu'un lamentable ersatz, en vendant sous de grands mots une politique qui en est exactement le contraire, comme dans le cas de notre devise nationale. La Réforme n'est qu'une Réaction, la Rigueur n'est qu'un laxisme, la Sécurité n'est qu'une insécurité ou une oppression et la Croissance n'est qu'un recul.
Au train actuel il y a hélas fort à craindre que si les Français, enfin désabusés au sens propre du terme, font confiance en 2012 à une Gauche unie et guérie de ses luttes fratricides, celle-ci ait un champ de ruines à gérer. Profitons donc du temps qui nous reste pour faire progresser la Décentralisation et ses fruits, avancer des propositions économiques et politiques, construire la nouvelle maison commune de la gauche et nous préparer à l'alternance.
Les Radicaux ont toujours pensé, avec Gambetta que la politique, c'est l'art du possible ! Mettons-le en pratique, cet Art.
23 octobre 2009 dans reflexions - Actualité, reflexions - Politique, reflexions - Région Ile-de-France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
La Région Ile-de-France face aux casseurs de Décentralisation
Arrivé au sommet de sa courbe de Gauss, le sarkozysme poursuit son travail de casse : après l'indépendance de la France, le Service Public, la régulation sociale de la vie économique, c'est maintenant au tour de la Décentralisation, toujours dans la même ligne : Nationaliser les efforts et les pertes, privatiser les gains au bénéfice de quelques-uns et de leurs intérêts, concentrer le pouvoir aux mains d'un seul.
Dans les Hauts-de-Seine, la pratique constante du népotisme politique s'accentue...avec la très probable désignation de Jean SARKOZY, 23 ans et déjà président du groupe UMP/NC du Conseil Général du "92", à la présidence de l'Etablissement Public d'Aménagement de la Défense (EPAD) auquel on va adjoindre l'EPASA de Nanterre pour l' occasion.
A terme, le fils du président contrôlerait ainsi, sur une surface plus que doublée, le développement d'un patrimoine immobilier considérable pour le compte de grands groupes nationaux ou internationaux. Dans un département où le prédécesseur de...Nicolas SARKOZY à la tête du département a été condamné à de la prison avec sursis, cela ne peut que faire réfléchir tous ceux qui veulent bien encore réfléchir.
Accessoirement, on enlève à la municipalité de la capitale altoséquanaise la maîtrise d'une grande partie de son urbanisme : c'est toujours ça de pris à la gauche et cela montre bien la vraie mentalité des Sarkozystes...
La Région Ile-de-France a , au terme d'un travail de plusieurs années épaulé par 6 des 8 départements et beaucoup d'élus ( y compris certains UMP ou NC ), élaboré un Schéma Directeur, le SRDIF ( succédant au SDAURIF étatique de 1994), indispensable au devenir de la région car il fonde l'avenir des transports collectifs, de l'urbanisme régional et du développement économique. L'Etat, au mépris de la Loi, bloque ce Schéma pour imposer en force un retour à un passé technocratique, à une gestion d'un autre âge et à un national-libéralisme arrogant.
Il cherche à vider les institutions régionales de leur substance, par exemple en spoliant le Syndicat des Transports d'Ile-de-France au profit apparent d'une RATP dont seuls les naïfs s'imaginent encore qu'elle restera ce qu'elle est alors qu'ils ont devant les yeux l'exemple de France Telecom, de la SNCF ou de la Poste et que le cumulo-nimbus de la privatisation s'élève au-dessus d'elle.
D'autre part, à quelques mois des élections régionales, le pouvoir a mis en scène, sans que la moindre urgence le justifie, un débat artificiel sur le devenir des collectivités territoriales et le Grand Paris. Une fois de plus, des questions sérieuses sont mises au service de la politique politicienne dans ce qu'elle a de plus cynique : la priorité donnée à la démagogie et aux manoeuvres électorales sur l'amélioration réelle de la vie sociale, économique et politique des citoyens, en qui le pouvoir ne voit que des agents économiques.
Comme le dit... Alain JUPPE lui-même, de qui se moque-t-on ?
Droit dans ses bottes, la Région se défend et a préparé deux délibérations pour remettre les pendules à l'heure. Elles ont été largement votées, sauf par les élus et candidats UMP/NC qui jouent dans cette affaire un bien triste rôle, prétendant vouloir "dynamiser" une Région alors qu'ils sont complices des manoeuvres de l'Etat...pour la museler et étouffer la procédure légale, alors que le SDRIF est le document de base pour le bon fonctionnement de l'économie régionale.
Ci-après mon intervention préparée pour ce débat, les détails sur le site RAGEAP.
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12 octobre 2009 dans reflexions - Région Ile-de-France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Chaville : à propos de l'ex-Centre Ville....
Les Chavillois commencent -un peu tard hélas- à réagir à propos du projet résidentiel en coeur de ville (ex-projet de Centre Ville) imposé au galop par la municipalité UMP. Mais comme pour les impôts locaux, le mal est fait et il faudra maintenant assumer pendant des années les conséquences pour tous de l'inconséquence de quelques-uns...
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10 octobre 2009 dans reflexions - Chaville | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
La RATP, prochain objectif des privatiseurs...et de leurs amis
L'"affaire de la RATP":
Voici quelques jours seulement, dans l'un de ces débats réunissant une poignée de députés, les UMPistes ont fait passer un amendement qui dépouille le STIF (Syndicat des Transports d'Ile-de-France) au profit de l'entreprise RATP, d'un patrimoine de plusieurs milliards d'euros. Que se cache-t-il derrière ce nouveau coup de force, quelles en sont les motivations et les conséquences, c'est ce que cette note souhaite analyser.
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23 septembre 2009 dans reflexions - Région Ile-de-France, reflexions - Territoires | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
"Mille-feuilles"…ou tarte à la crème ? : le vrai débat sur les collectivités territoriales
Lors de la dernière université d'été du PRG à La Rochelle j'avais préparé ce texte que j'ai un peu retouché pour parution sur le blog. Le débat sur la poursuite de la décentralisation ( et non de la recentralisation à la sauce sarko ) est intéressant mais il n'aurait de véritable intérêt…qu'après les élections régionales, si toutefois le gouvernement maintient après celles-ci une anti-réforme dont le but est, clairement, de détourner le véritable enjeu de ces élections. Pour travailler sérieusement sur la décentralisation Il faut en effet du temps, du recul, de la bonne foi et de la méthode, toutes choses qui sont aujourd'hui absentes...
A l'approche des élections régionales, voici que Nicolas Sarkozy agite* trois projets de loi, constituant ensemble ce qui ressemble fort à une attaque de diversion face aux forteresses régionales de la Gauche. La plupart de celles-ci seraient en effet, par la qualité de leur gestion, difficiles à prendre au travers d'un débat électoral classique qui porterait sur le fond, c'est-à-dire, justement, la gestion, les projets et les équipes présentées.
Que penser de ces projets ?
Je réagis pour ma part en tant qu'élu. Responsable du groupe radical de gauche et apparentés (RAGEAP) au Conseil Régional d'Ile-de-France avec 13 ans d'expérience comme maire à Chaville ( 20 000 habitants, une "petite" ville dans les Hauts-de-Seine !) et 5 ans de vice-présidence d'une importante communauté d'agglomération, Arc-de-Seine ( Issy-les Moulineaux + Meudon + Vanves + Chaville + Ville d'Avray ).
Je ne peux qu'apporter une vision de terrain et d'expérience mais elle est aussi et ce n'est pas neutre, celle d'un élu alto-séquanais connaissant depuis des lustres les us et coutumes de la droite locale, qui fournit depuis longtemps des ministres importants aux gouvernements et a même servi de rampe de lacement à un président de la République.
Notre département ( l'un des deux qui restent à la Droite en région Ile-de-France) est donc un département clé, concerné au premier chef par le projet de Grand Paris.
Mais ce fut surtout un laboratoire du sarkozysme, héritant des méthodes de Charles Pasqua et pratiquant celles du nouveau président de la République.
Depuis des décennies, le "92" vit bien à l'abri de tout contrôle indiscret. Protégé des inspections générales, sous le regard compréhensif de préfets nommés par les responsables du département, avec des élus UMP/NC largement majoritaires et aux ordres et une presse gentillette, le cynisme politique, la technocratie des services et les moeurs "familiales" des élus y prospèrent. La vie y est rythmée par les "Etats généraux de toute sorte", les grands projets ou les politiques non suivis et les coups de cymbales. La communication générale éclipse totalement la douteuse gestion. Bref, le sarkozysme en réduction et même son symbole puisque Jean SARKOZY ( 22 ans, études non terminées mais le Fils de l'autre ), déjà président du groupe politique majoritaire au Conseil Général, va y être promu patron de l'Etablissement Public d'Aménagement de la Défense (fusionné avec l'EPASA nanterrois dans cette perspective), en attendant de reprendre la fauteuil de Patrick DEVEDJIAN...
Mais beaucoup de gens chez nous, bercés depuis toujours par le tropisme conservateur et que cela ne choque pas plus que la prison avec sursis pour Pasqua, trouveront tout cela très bien : enfin du concret pour les jeunes sans diplômes...!
Pourquoi donc ceux qui pratiquent depuis toujours ces méthodes en changeraient-ils une fois arrivés à leurs fins, c'est-à-dire au pouvoir ?
Voici qui introduit la première lecture que je vous propose sur ces projets, la lecture politique ou plus exactement politicienne de la pseudo-réforme des collectivités territoriales.
Quel est le but réel poursuivi, à court et à moyen terme ? Et au-delà des louables principes affichés, quelle conception politique se cache derrière ces projets dont l'un n'est que la déclinaison soft de l'autre, le troisième restant masqué par les brumes.
Deuxième lecture, déjà plus positive, celle qui concerne la valeur ajoutée technique pour le bon fonctionnement des institutions, de l'administration de ce pays au sens noble du terme.
Qu'apportent ces projets quant à la mise en œuvre de la Décentralisation et vont-ils dans le sens ce celle-ci ? Quelle en est la cohérence et, comme on dit aujourd'hui, la robustesse ?
Troisième lecture, radicale celle-là, celle de l'humanisme, de la démocratie, du Progrès. C'est la bonne, c'est celle qui devrait guider à tout moment le législateur et que nos vaillants parlementaires tentent, parfois avec succès, de faire passer au sein du Parlement. C'est aussi le juge de paix final pour le comportement que nous devons avoir vis-vis de ces projets.
* car il s'est astucieusement réservé une porte de sortie, l'éventuel débat parlementaire ne s'engageant...qu'après les élections. Autrement dit, si les fumigènes font long feu, on pourra toujours changer de tactique !
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> Voir aussi le blog ( lien en colonne de droite ) de Philippe Laurent, maire centriste de Sceaux (92) et spécialiste des finances et de la gestion locales. On constatera que, sur bien des points, l'analyse est proche, voire identique.
15 septembre 2009 dans reflexions - Politique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Suicidaire
Après les prisonniers, après les immigrés en situation irrégulière, après Renault, après Pôle Emploi, voici que France Télécom est elle aussi touchée par la vague des suicides, en attendant sans doute La Poste, les pêcheurs en mer, les juges d'instruction, les infirmières, les caissières et magasiniers du dimanche après-midi ou les petits agriculteurs : des dizaines voire des centaines de personnes, sans solution quant à leur devenir ou sous la pression permanente, en viennent à l'irréparable.
Sans doute est-ce de leur faute ! Pourquoi aussi, on vous le demande, se faire arrêter, venir en France pour s'y faire expulser ( sauf si l'on travaille dans un restaurant de luxe où dînent ces messieurs ), pourquoi être employé aux ASSEDIC ou à l'ANPE, pourquoi bosser dans une entreprise privatisée ou dans une supérette de chaîne ou encore pourquoi rester dans une filière condamnée par Bruxelles, pourquoi s'épuiser au service public ? Rien ne les oblige après tout !
Le gouvernement, comme chaque fois qu'il n'a pu occulter un sujet, verse des larmes de crocodile et ose même récupérer cette triste situation pour faire bonne figure et éteindre un feu pour lequel il a parfois fourni les allumettes. Avec le dernier épisode, voici la direction de France Télécom convoquée, comme les banquiers, pour se faire morigéner : "Tout cela finit par faire désordre, on va finir par avoir des problèmes, faites quelque chose ! Peut-être même, avec vos bêtises, le Président va-t-il devoir se déplacer pour réparer vos bêtises et fairer remonter les sondages.."
Mais qui est responsable ?
Qui a laissé, voire encouragé, les banques mais aussi certaines entreprises nationalisées, à sortir de leur métier et à engager pour complaire au pouvoir des politiques RH presse-citron ? Qui s'obstine par démagogie à remplir les prisons sans changer quoi que soit au fonctionnement du système carcéral et en faisant revenir la Justice en arrière ? Qui, obsédé par la privatisation des profits et la nationalisation des pertes, livre des dizaines de milliers de gens à des directions technocratiques et surpayées ? Qui a fait de la ci-devant Patrie des Droits de l'Homme la cible de plus en plus fréquente des défenseurs de ces droits ? Qui a sacrifié à Bruxelles les intérêts de corporations entières à ceux des lobbies ?
Qui mène cette politique suicidaire à terme pour notre pays, où l'obsession de faire semblant finit par l'emporter sur tout le reste : semblant d'être compétent, semblant de maîtriser une crise dont on est co-responsable par impéritie, semblant de réformer sérieusement, semblant d'avoir réalisé ce qu'on fait les autres, semblant de n'être pas raciste, semblant d'être humain...voire même (on ne rit pas) semblant d'imposer au monde des valeurs qu'on a depuis longtemps oubliées, voire foulées aux pieds..
Nous, on n'a pas envie de cette France là, de cette France de l'hypocrisie institutionnalisée et du cynisme communicationnel, d'une France où l'on ment sans cesse et où le fric est roi tous les jours de la semaine et même le dimanche. On veut construire une France où les gens n'aient plus envie de se suicider, parce qu'ils ont un avenir même s'ils gagnent peu en travaillant beaucoup et qu'ils ont des raisons d'y croire. On veut une France où, avant de faire gagner beaucoup d'argent à quelques-uns, on respecte tout le monde. Et on a les moyens d'y arriver si, on le fait ensemble, à gauche.
14 septembre 2009 dans reflexions - société | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
23 points à zéro ! Bravo la Droite !
Tchatche et réalités
A Chaville, depuis des années, la gestion des élus de la municipalité de progrès était l'objet de critiques rituelles : le moindre réajustement de la fiscalité,de l'ordre de moins de 5% était l'objet de la part des élus de droite, aujourd'hui investis des responsabilités, de propos aussi catégoriques que déplacés sur la "bonne gestion" dont ils se proposaient de faire (enfin !) bénéficier la ville, la soi-disante imprévoyance des responsables en place et l'insupportable pression fiscale..les Chavillois paient aujourd'hui pour voir, comme au poker.
La Région Ile-de-France, dont le principal tort (comme celui de 19 autres d'ailleurs en France) est d'être dirigée par la gauche, faisait également l'objet du même genre de critiques, colportées à l'envi par les Karoutchi et autres Pécresse alors qu'en valeur absolue et malgré des missions énormes (transports, lycées, formation professionnelle et bien d'autres), l'impôt régional est très faible en Ile-de-France (60 euros par an et par habitant en moyenne) et très maîtrisé.
Ces éminentes personnalités sont bien plus discrètes sur la gestion calamiteuse d'un état surendetté et c'est compréhensible : avant d'être à Nanterre, en coup de vent, un médiocre écuyer en chef des "écuries d'Augias", leur patron fut aussi, en tant que ministres des Finances et avec les résultats que l'on constate aujourd'hui, le superviseur général des banques à Bercy. Cependant, malgré d'indiscutables talents d'acteur, sa comédie actuelle vis-à-vis des dirigeants bancaires* amuse de moins en moins de monde. Alors les régionaux de l'étape préférent vendre une éventuelle "reprise en main" de la Région par cet Etat super-performant et cet admirable Chef... en même temps que la casse du Service Public et la création d'une nouvelle banque ! De qui se moquent-ils et qui peut croire à de tels discours ?
Les résultats du match
Il existe une réponse, cinglante et indiscutable, à cette mauvaise foi et aux leçons dispensées par des gens dont la compétence en gestion n'égale pas toujours, et de loin, la faconde. Une réplique, surtout au mythe suivant lequel la droite gérerait mieux que la gauche. C'est la feuille d'impôts, impavide juge de paix des résultats et d'un comportement.
Chaville + 17 % ( avec déjà la promesse culottée, comme avant les élections, de les faire baisser à nouveau !...)**
Département des Hauts de Seine : + 6%
A l'arrivée, 23 points en plus, et pour tout le monde, y compris les moins favorisés, en pleine période de crise.
Région Ile-de-France : + 0%
Les explications :
Une grande assurance des élus conservateurs vis-à-vis de la confiance --confinant parfois à la foi du charbonnier - de leur électorat et qui se croient donc tout permis ; un maniement purement politique et au doigt mouillé des augmentations de la fiscalité et surtout hélas, une gestion souvent calamiteuse et parfois douteuse comme l'a ouvertement reconnu Patrick DEVEDJIAN, président d'un "92" gouverné depuis toujours par les conservateurs ( et où par conséquent, le sempiternel prétexte de l'héritage ne saurait être invoqué.), en évoquant ces Ecuries d'Augias que seul Hercule parvint à nettoyer en détournant le fleuve Erymanthe.
Le Conseil Général des Hauts-de-Seine sont, de fait, un brillant exemple. Trente élus conservateurs (sur 45) y forment un groupe dirigé précédemment par Jean-Jacques GUILLET, aujourd'hui par Jean SARKOZY. Les politiques coûteuses et non suivies, un jour au l'autre avortées sans raison logique, les privatisations inefficaces, les budgets excessifs de communication, les choix techniques ou les projets défiant le bon sens, des structures et une ambiance de travail lourdes, l'absence totale de contrôle indépendant, tout cela a finalement un prix. C''est nous qui le payons. Mais un jour ou l'autre, même les électeurs les plus ancrés à droite en auront assez et comprendront qu'en abdiquant par principe leur pouvoir de sanction démocratique, ils pavent le chemin des abus, alors que le changement, c'est-à-dire la simple mise en concurrence des gestions possibles, serait cohérente avec leurs idées et leur serait bénéfique. Sur le terrain de la gestion, la gauche est en effet souvent bien placée et sans doute pourquoi elle s'est vue confier la quasi totalité des régions.
A la Région Ile-de-France, Jean-Paul HUCHON et son équipe tchatchent peut-être moins, mais ils travaillent, dans la cohérence, la rigueur et la continuité. Tout n'est certes pas parfait mais financièrement la Région a la meilleure cotation internationale, n'emprunte que ce qu'il faut et sait gérer son personnel. Les réalisations avancent jour après jour surtout depuis que, depuis trois ans, l'Etat a enfin passé la main en matière de transports et de personnel des lycées...Alors, retourner à la gestion centralisée du pouvoir central sur la base sur le thème "vous payez, je commande" ? Non, merci ! Que Nicolas Sarkozy, ses émules et ses consorts réforment d'abord leur comportement et leur philosophie archéo-libérales, et on pourra discuter...
Le bluff des Régionales
On comprend dès lors pourquoi l'état-major sarkozyste a décidé, à quelques mois des élections régionales, l'émission d'un gigantesque rideau de fumée destiné à masquer les vrais débats locaux sur la gestion de l'argent public dans chaque région, débats portant sur des faits et non sur des évidences ou l'agitation de faux problèmes (ainsi, le "coût" total des élus territoriaux c'est-à-dire de la démocratie de proximité, est inférieur à 0.50% du budget des collectivités et à la moitié du seul budget "communication" de l'Etat. Quant au soi-disant "mille-feuilles", ce n'est en fait qu'une tarte à la crème***). D'où le lancement de la fabuleuse "réforme" territoriale avec sa double déclinaison "provinciale" et "parisienne" : "soft" pour la province, "hard" pour l'Ile-de-France.
Ces projets sont -nous y reviendrons- politiquement scélérats et réactionnaires dans leur esprit, typiquement "Second Empire". Ils sont économiquement et socialement néfastes et muets sur la question, essentielle, du financement : comment l'Etat, structurellement de plus en plus déficitaire, vivant à crédit et très mal géré malgré des coupes claires dans les services publics, pourrait-t-il compenser les collectivités territoriales (qui représentent aujourd'hui 70% de l'investissement public, donc un potentiel de relance essentiel) des pertes de recettes très importantes (taxe professionnelle) dont il les menace en plus du coût des missions nouvelles qu'on leur impose ?
La cavalerie
Pas de réponse à cette question essentielle : on se contente de tirer sur l'avenir une série de traites qui ressemble de plus en plus à de la cavalerie. La vérité si je mens... Il s'agit encore une fois,de diviser les Français et de les opposer à des élus insuffisament soumis au goût du pouvoir, pour assurer la pérennité politique du président et celle de ceux qui - en politique ou dans l'économie - ont misé sur lui. Il s'agit aussi de rallier et de remotiver une administration préfectorale bien démoralisée ces derniers temps en lui faisant espérer à nouveau un rôle majeur au plan local... car elle est l'indispensable relais de toute réaction centralisatrice du pouvoir.
Philosophons
Mais tout cela est cousu de fil blanc. Et il y a fort à parier que, dans ce domaine comme dans d'autres, une fois ( très éventuellement !) obtenu le résultat politicien espéré, les projets seront négligemment renvoyés dans les placards ministériels d'où on les avait provisoirement sortis sous prétexte d'une imaginaire "urgence" : pourquoi le pouvoir irait-il vent debout contre un Sénat prêt à basculer à gauche ? Ils y rejoindront le vaste cimetière des Etats Généraux divers et des promesses électorales. Ce ne sera pas la première fois qu'on verra ce scénario fonctionner...
Pour les dirigeants UMP, c'est devenu cela aujourd'hui, faire de la politique : mettre le travail sur la Loi ou l'action municipale au service de desseins politiciens. Espérons seulement que ces pauvres principes ne seront pas trop appliqués à Chaville pendant les quatre ans et demi qui nous séparent encore d'une possible reprise de la marche en avant de notre commune.
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* Souvent eux-mêmes anciens énarques et/ou hauts fonctionnaires de Bercy, disposant d'un parachute ventral bien plus scandaleux que les fameux parachutes dorés : après avoir "contrôlé" pendant des années un organisme financier, j'en suis nommé dirigeant et plus tard, surtout si ça ne "marche" pas, le système de la disponibilité me permet de retrouver mon corps d'origine, bien au chaud et sans perte d'avancement. Le sauf-conduit total, en quelque sorte, quels que soient les résultats de ma gestion. Pas mal, le "libéralisme", vu de cette façon ! Une bonne et vraie réforme serait de prévoir que les fonctionnaires hors classe ne peuvent que démissionner de la Fonction Publique...mais qui osera la faire ?
** Pourquoi dès lors matraquer fiscalement tous les Chavillois, alors qu'il n'y a jamais eu le moindre problème de trésorerie pour la ville ? Le sujet, c'est que le maire réalise maintenant qu'il va y avoir à un moment donné des excédents suite à une brutale augmentation qui touche durement les moins favorisés et qu'il faudra en répondre politiquement..
C'est cela, la gestion politique et au doigt mouillé : on amuse le citoyen en dépensant en communication et en jouant au yoyo fiscal :
1. Avant les élections, je promets n'importe quoi alors que je connais parfaitement la situation qui est publique et bien documentée (sous réserve bien sur que mes futurs adjoints aient un minimum de compétence)
2. Après les élections je frappe un grand coup en invoquant un imaginaire héritage, voire en affabulant carrément et je constitue ainsi des marges de manoeuvre pérennes
3...A l'approche de nouvelles échéances qui m'intéressent vraiment, je relâche un peu la pression.
Bien sûr que tous les élus sont contraints par la démagogie ambiante de gérer la contribution fiscale des citoyens dans le temps, sauf ceux qui bénéficient de grosses rentes de situation fiscale grace à la taxe professionnelle. Mais ce doit être dans des proportions raisonnables et justifiées, Ce n'est en aucun cas la situation à Chaville, ni au titre des recettes ni à celui des dépenses.
*** voir notre prochaine note "Mille-feuilles...ou tarte à la crème ?"
4 septembre 2009 dans reflexions - Chaville, reflexions - Politique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
CHAVILLE, dortoir vert d'Issy et de Boulogne... (I)
Les
Les Chavilloises et les Chavillois n'ont pas fini de découvrir les "talents" de leur nouvelle municipalité qui, après moins de 2 ans de mandat, peut déjà s'enorgueillir d'un beau gâchis.
Silence radio par contre sur les réalisations "plantées" par l'inaction de la ville : HLM de l'OPHLM 92 avenue Salengro ( en face des Créneaux ) ou Sinoplies (ex-foyer résidence de 80 studios en face de St Thomas )...la sécurisation du ci-devant Centre des Créneaux ( en co-propriété) ou encore la "villa Sully ", seul bâtiment chavillois visible à être partiellement d'époque (en face du buste du Général de Gaulle), en train de se dégrader lamentablement. Et pendant que les herbes folles poussent sur ces chantiers, les problèmes de sécurité, eux, refleurissent.
Les raisons : si c'est du logement aidé, "il n'y a pas le feu" bien sûr. Si ce sont les syndicats de police (Sinoplies) ou des propriétaires privés (Villa Sully et Créneaux) qui sont concernés, "Ca ne nous regarde pas"...
Mais si, chers Collègues, si : tout ce qui se passe dans la ville vous concerne parce que ça concerne les Chavillois et que vous êtes censés être à leur service !
Ca veut dire quoi "faire des économies" dans une ville qui gérait déjà au plus juste le rapport coût/prestations en respectant les possibilités des Chavillois privés d'activité économique locale ? Traduit en français, ça veut dire tout simplement démolir la solidarité et la mixité sociales ( assurés principalement par le tissu associatif et le service public) qui faisaient que Chaville se distinguait de plus en plus d'un dortoir résidentiel pour "riches" .
La volonté profonde de la nouvelle municipalité est clairement, pour des raisons d'intérêt politique, d'essayer d'imposer à nouveau aux Chavillois ce modèle rétrograde.
Or les Chavillois, en grande majorité et même parmi les plus aisés, ne veulent pas de ce profil. Ils ne veulent pas d'une politique de quartiers, niant l'urgent besoin d'une centralité active et rassembleuse sous le prétexte du caractère "particulier" de chaque quartier (lisez : de certains quartiers). Cette politique est d'ailleurs incohérente avec le manque affiché d'ambition car un village n'a pas de quartiers.
L'urbanisme au rabais s'installe
Pendant que l'on amuse le public avec les fabuleux "Etats Généraux de Chaville" (les Sarkozystes raffolent des Etats Généraux , un truc de com' inusable qui permet de noyer les poisssons et de re-crédibiliser des décideurs en perte de vitesse ), le député-maire Jean-Jacques GUILLET a convoqué brutalement pour le 9 juillet ( commission urbanisme le 7 juillet ! ) un conseil municipal dont l'objet n'était rien de moins que d'avaliser au galop, au moment des vacances, le nouveau "cœur de ville" à la sauce Promotion.
C'est qu' il n'est pas homme à perdre son temps, comme l'ancienne municipalité, dans des réunions de concertation où les Associations s'exprimaient librement et où les "Défenseurs de l'Environnement" jouaient les chevaliers blancs…en attendant de se murer dans le silence vis-à-vis de leurs vieux complices. Gageons qu'on les verra réapparaître s'il y a changement, dans moins de cinq ans maintenant !
C'est ça, l'"apolitisme"...
De quoi s'agissait-il le 9 juillet ?
D'abord, de consacrer le passage, décidé au dernier conseil, de la maîtrise d'ouvrage (ou si l'on préfère la direction des opérations) du Centre Ville rebaptisé "cœur de ville" à la société d'aménagement ( ex SEMADS) de l'Arc de Seine, devenu avec la fusion avec Val de Seine un club privé UMP/Nouveau Centre, tout comme le Conseil Général du 92*.
Nous avions certes nous-mêmes appelé la SEMADS ( président André SANTINI) au tour de table du Centre. Mais alors que nous avions prévu une collaboration avec une SEMADS contrôlée par la ville, l'urbanisme lui est maintenant totalement délégué, ce qui est un véritable scandale dans une ville de 20 000 habitants.
Les Chavillois sont bel et bien expulsés de leurs propres affaires...Ceci est sanctionné par la dissolution anticipée de la SEMEAC ( sté. d'économie mixte d'aménagement de Chaville) que nous avions conservée, précisément pour garder à la Ville la main sur le projet !
Bonjour l'urbanisme massif de type isséen : le résultat est garanti d'avance !
Ensuite, via la révision de la ZAC, de tuer l'esprit d'un projet de Centre Ville moteur et rassembleur, équilibré, qui donne envie aux Chavillois et aussi à nos voisins de venir s'y distraire, s'y cultiver, s'y promener, acheter ou faire du sport. Et de lui substituer un carrefour terne et sans âme qui paraît-il "coûterait moins cher", ce qui en termes de bilan sur le moyen terme est très loin d'être démontré, bien au contraire.
Le maire s'imagine-t-il qu'en n'apportant plus aucune contribution économique à l'agglomération, Chaville pourra exiger de tout se faire payer par elle, alors que les fabuleuses "réformes" de son patron rendent maintenant l'avenir incertain même aux agglomérations "riches" comme la nôtre ?
Même le fait de revendre à l'agglo le pouvoir de décision sur l'urbanisme chavillois n'y suffira pas...car un Chaville rentré dans le rang politiquement dans une agglo monocolore ne pèse désormais plus rien, surtout si ses propres élus revendiquent à nouveau le statut de ville dortoir.
Coté social, la restructuration des logements HLM de la Cité Clémency est renvoyée en queue de programmation. Ils vont donc continuer à évoluer doucement vers la limite du logement décent (quel élu de progrès qui se respecte peut approuver cela ?).
Par contre, un paquet de logements de standing : cela sécurisera les comptes des promoteurs, déjà intéressés par la rue du Coteau (futurs ex-Petits-Bois et angle Carnot/Coteau). Souvenons-nous à ce propos qu'à Chaville, c'est toujours la droite qui a urbanisé massivement et a fait massivement augmenter la pression fisclae. C'est cela, la réalité.
Il s'agit d'ancrer la ville à droite en produisant un maximum de logements collectifs "résidentiels" ( jusqu'à 5 étages sur l'avenue Salengro ) qui n'ont pourtant rien à faire dans le cœur de ville, Chaville étant bien assez résidentiel comme cela. Mais, à droite, le cynisme politique semble n'avoir pour égal que la médiocrité de l'urbanisme.
Le MONOPRIX restera ce qu'il est : pas d'évolution vers la HQE ni de modernité attractive pour l'extérieur. Le marché restera entre parenthèses, sans équipements modernes et des boutiques "seront installées" : la municipalité continue à raisonner comme le maire de Moscou en 1960. Elle n'a toujours pas compris ou feint de ne pas comprendre que le commerce ne se décrète pas
C'est pourtant essentiel, un marché et pour qu'il puisse fonctionner il faut un apport de clientèle nouvelle que la "version Guillet" interdit d'avance en refusant délibérément tout développement économique, aussi modeste soit-il.
Quant au commerce, ce ne sont pas pas les coûteuses études confiées aux amis des chambres consulaires du 92 qui peuvent faire avancer les problèmes de commerce, c'est le bon sens assorti d'une volonté politique.
Et quand la volonté politique est de ne pas faire et non de faire, la conclusion est facile à tirer et on commence déjà à en voir les effets dans la rue.
Bien entendu, la perspective verte qui unissait les coteaux en passant le long de l'église et du groupe scolaire est supprimée, tout comme le projet MJC/PEGASE. Plus de poumon pour le centre ville !
L'architecte de talent ( que nous avions d'ailleurs retenu à l'origine ) du centre ville aura probablement essayé de sauver les meubles. Cependant, il est toujours très difficile à un homme (ou une femme) de l'art de se substituer à un client qui n'a pas de projet sérieux pour l'avenir d'une ville dont il n'est même pas citoyen et ne pense qu'à botter en touche en direction de partenaires extérieurs qui ne sont pas non plus du cru. Chaville, vous avez dit Chaville ?
Tout ce gâchis ne fera plaisir qu'aux incorrigibles du sectarisme politique, aux conservateurs fondamentalistes et aux amateurs de médiocrité urbaine. C'est d'ailleurs bien, en vérité, une forme de ligue de la banalité (pour ne pas dire de la médiocrité) qui a décidé d'empêcher notre ville de quelque 20 000 habitants d'avoir un avenir digne d'elle et de la ré-enfermer dans le statut de ville-dortoir marginalisée dans la grande agglomération Grand Paris Seine Ouest (!). Cette attitude est à la rigueur explicable de la part du maire, un député qui n'est pas Chavillois et n'a apparemment aucune intention de le devenir.
Mais pas de celle d'élus Chavillois...fussent-ils conservateurs !
Chaville n'est pas un village, elle est dans le groupe des 500 premières communes (sur 36 000) de France et il suffit de voyager un peu dans notre pays pour voir combien de maires responsables et dynamiques ont su faire de communes souvent beaucoup plus petites et moins bien dotées, des lieux où l'on aime vivre et où l'on aime venir. Ils ont su construire et apporter une double richesse économique et humaine à leurs concitoyens, non pratiquer la politique de la peau de chagrin, qui se répercute nécessairement un jour sur le bien-vivre général.
Toutefois le côté précipité de ce mauvais coup nous incite d'une certaine manière à l'espoir. Quand on connaît la façon de "faire de la politique" dans cette place forte de l'UMP qu'est le 92, on sent bien que tout cela prélude à une manœuvre dont les plats mijotent doucement sur les pianos de la cuisine électorale, où officient maîtres-queux, aides et marmitons en tenues siglées N.S.
C' est en effet comme si l'on préparait Chaville, après une mise en coupe réglée par l'Organisation départementale de l'UMP/NC, à une succession qui s'annonce déjà...avant la fin du mandat, le député local ayant "fait son boulot" , boulot électoral bien sûr. On peut faire confiance à la créativité des Sarkozystes dans ce domaine, le seul où ils sont bons.
Cela fait aussi penser à une citation célèbre de la "Guerre des Gaules" où César, comme l'on sait, parle de lui-même à la troisième personne : "César prit la ville mais ne sachant qu'en faire, la rendit !"
De fait, les choses sont toutes simples. Faute d'imagination et d'autonomie, le micro-sarkozysme chavillois est une copie conforme du grand, dont on peut ici rappeler le schéma général : En résumé : maîtrise dans la communication et le bluff, capacité à suborner, incompétence dans l'action, négation d'une vision à long terme, cynisme électoral sans limites.Nul et dangereux, tout cela, pour la gestion du pays, mais cohérent dans la gestion du recul social organisé et donc efficace pour assommer un adversaire politique peu imaginatif…et jusqu' à sa cuisante défaite des européennes, totalement aveuglé par son nombrilisme, donc suicidaire et sans alliés face à un concurrent politique structuré et pratiquant le culte du chef.. A Chaville, c'est donc bien un micro-sarkozysme, fidèle clonage de l'autre dont on retrouve toutes les caractéristiques, qui s'est imposé, au grand dam des Chavillois. On en remarquera en passant quelques perles ... Ainsi l'emprunt raisonnable et cohérent, destiné à répartir sur plusieurs générations, à un coût modeste, la charge d'investissements nécessaires au renouvellement de la ville, a été vilipendé à Chaville et même on songe à le pré-rembourser avec les impôts inutiles prélevés sur tous les Chavillois d'aujourd'hui, ce qui est évidemment stupide... mais se vend politiquement si bien ! A Chaville, emprunter pour des investissements rentables pour la collectivité, c'est mal !
Par contre le Grand Emprunt National qui financera in fine, malgré les dénégations officielles, les dépenses courantes d'un Etat mal géré ( la politique des décimations et des coupes à la hache ou en trompe l'oeil du service public n'arrange rien, bien au contraire ) et qui vit depuis des années de gouvernement de droite à crédit serait lui, excellent ! Et très astucieusement, l'omniprésident va essayer de faire couvrir la dérive financière par un semblant de dialogue social...A Bercy, emprunter pour des dépenses de fonctionnement (ce qui est une hérésie financière), c'est bien !
De qui se moque-t-on ? Il est vrai que depuis que les banques refusent avec l'aval du pouvoir de faire leur métier, il faut bien que ce soit le contribuable qui les remplace !
En urbanisme, ceux qui ont créé à 2,5 km d'ici à l'enseigne du Conseil Général et au terme d'une longue dérive politique et financière, une base "nautique" déserte même en été, sans piscine ni baignade alors qu'il y a de gros besoins dans ce domaine, pour près de 50 millions d'euros , donnent aujourd'hui avec un invraisemblable culot des leçons d'urbanisme moderne et de gestion financière à Chaville .
Pour eux, pas vraiment besoin d'un centre ville dans une ville de 20 000 habitants qui n'en avait jamais eu. C'est la Providence qui ne l'a pas voulu (!) et on ne va pas contre la Providence...donc il faut maintenant définitivement bloquer les choses à grand renfort d'espace occupé par des immeubles "résidentiels" . Surtout pas d'emplois "inutiles" à Chaville, ça dérangerait la "vie" des quartiers ! Mais la cigogne CCIP déposera sans doute des commerces dans un chou. Bref, un schéma de médiocrité économique et sociale qui en séduit encore quelques-uns... C'est sûrement ce genre de comportement qui fera sortir le pays de la crise !
On est loin du volontarisme bravache du Chef...et de sa "croissance rapportée avec les dents". Mais qui s'en souvient encore ? "Commediante"...comme disait le pape Pie VII de Napoléon.
Quant à la gestion du Conseil Général des Hauts-de-Seine (4 milliards de budget, 7000 fonctionnaires ou contractuels, des "affaires" vite étouffées grâce à un système très efficace en jalonnent l'histoire depuis le président Pasqua, parrain politique de notre maire actuel .
Son président Patrick DEVEDJIAN, successeur de N.Sarkozy et qui a lui-même évoqué les écuries d'Augias (!) qu'il abrite, a été bombardé ministre de la Relance. Mais dans le 92, le plus riche département de France hors Paris, l'heure est aux "économies" vis-à-vis du social et des Associations en général. Pas question de Relance...
D'ailleurs, les résultats des rentrées fiscales en taxes de mutation sont inférieurs de 30% aux prévisions. Ca n'a pas empêché l'ex-chef de la majorité départementale, devenu député-maire de Chaville, de se livrer sans vergogne à une post-campagne contre l'ancienne municipalité chavilloise, soi-disant imprévoyante mais dont les prévisions se sont révélées, elles...exactes ! Plus c'est gros, plus ça passe... On trouvera toujours des gens pour croire ces contre-vérités ridicules mais catégoriquement assénées, voire pour les véhiculer.
Une seule conclusion à cette liste non exhaustive ( on pourrait aussi prendre des exemples concernant la sécurité, l'éducation, le traitement des associations, les services au public, la politique de l'emploi ou la politique économique tout court ). Comment continuer à prendre ce discours "faites ce que je dis, pas ce que je fais" et ceux qui le tiennent, au sérieux ?
La paille et la poutre, ce n'est pas nouveau. Encore faudra-t-il, après le constat qui se confirme jour après jour, en tirer les conséquences avant qu'il ne soit trop tard.
Rien n'empêche d'ailleurs les intéressés de le faire d'eux-mêmes..
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* Depuis la perte de Chaville par la Gauche ( nous ne raisonnons pas ici de façon étroite au nom d'un seul parti mais bien des intérêts généraux de la Gauche et de la démocratie politique ), la place de l'opposition a été réduite à moins d'un dixième des Conseillers communautaires (alors que sur le territoire de la maxi-agglo Grand Paris Seine-Ouest (quel nom sexy !) près de la moitié des électeurs votent en général à gauche.
Plus aucun élu de gauche à l'exécutif bien sûr, pour contrôler, dynamiser, proposer.
Bravo la "démocratie" de MM. Baguet, Santini etc ! Et puis, bravo aussi aux arroseurs arrosés qui crient aujourd'hui au scandale...
29 juin 2009 dans reflexions - Chaville | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Radicalement à Gauche !
La Gauche doit bouger...
Face à une droite gaulliste ou traditionnelle, au pouvoir depuis des lustres et qui se transforme progressivement en droite populiste, la gauche a besoin de changer de pied, c'est devenu évident pour tous ceux qui réfléchissent un peu.
Et c'est ce qu'au travers de leur vote, un très grand nombre de Français essaient de lui faire comprendre : ce qu'ils ils veulent, c'est une force d'opposition unie dans sa diversité, imaginative, intègre et constructrice capable d'assurer la sortie de crise, de promouvoir la justice sociale, de refaire de la France une vraie patrie de la culture, de la laïcité et des droits de l'Homme à dimension mondiale, en lien avec l'Europe.
Notre propos n'est donc pas ici de dresser le désolant bilan du populisme actuel qui, profitant de nos erreurs, nous fait reculer face à tous ces sujets mais de développer une proposition d'objectifs et la place qu'y occuperont, nécessairement, les Radicaux.
Lire la suite "Radicalement à Gauche !"
18 juin 2009 dans reflexions - Politique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)





