Réactions Radicales Rapides
Actionnaires...de qui ?
A qui le crime profite-t-il ? C'est la question qu'on peut se poser en voyant la prolifération de "réformes" bâclées, la surproduction parlementaire et les ratés parfois inquiétants qui s'ensuivent, la destruction aveugle d'un service public dont les Sarkozystes ignorent jusqu'au sens économique et politique.
En fait, c'est assez simple et l'on est aujourd'hui tenté de reprendre certaines analyses marxistes car Marx était très loin d'être un imbécile et il a écrit des choses profondes (c'est après que ça c'est gâté !).
Le discours officiel c'est : "Si les entreprises n'étaient pas étouffées par la bureaucratie et asphyxiées par les charges, elles feraient de la France une puissance dynamique, porteuse d'emploi et de bien-être pour tous".
Le seul ennui, c'est que ce n'est pas à l'Entreprise que l'on fait des cadeaux, de somptueux cadeaux, c'est aux gros actionariat privé.
Or, celui-ci a depuis longtemps divorcé des entreprises, tout au moins des plus grandes et il est devenu pour elles non un soutien stable et justement rémunéré mais un exploiteur rapace, volatil et cynique, d'autant mieux récompensé par "les marchés" qu'il fait "juter" à court terme aussi bien la créativité et le dynamisme des dirigeants que l'engagement des personnels, en se désintéressant totalement du devenir à moyen et long terme de la collectivité-entreprise.
L'affectio societatis a disparu.. et l'idée d'une valeur ajoutée collective et sociale est totalement laissée pour compte elle aussi.
Il y a d'ailleurs un lien profond entre les banques qui organisent tout cela pour faire vivre les "marchés" en oubliant obstinément leur vrai métier et les gros actionnaires des grands groupes qui cherchent à s'approprier la manne du contribuable : privatiser les bénéfices, nationaliser les pertes est le principe général qu'ils partagent avec la complicité de l'Etat, et c'est ça qui est nouveau.
Exemple : la baisse orchestrée de la TVA du secteur HORECA n'a ni créé d'emplois ni fait baisser les prix. Avec la suppression de la TVA, ce sera la même chose en beaucoup plus grand : les entreprises vendront moins à des collectivités territoriales apeurées par la disparition de leurs ressources dynamiques et perdront donc du chiffre d'affaires et de la marge, mais les actionnaires, eux, empocheront la différence en tondant davantage leurs moutons après impôts : c'est la définition même d'une rente.
Nouveau et colossal manque à gagner pour l'Etat qui ne pourra que vivre davantage encore à crédit et tenter de "refiler le bébé" des inévitables augmentations d'impôts…aux collectivités territoriales. Accessoirement, il y a sans doute trop de charges et il faut y remédier, mais cela n'a qu'un lointain rapport avec un impôt comme la TP. Comment imaginer politique plus malhonnête et plus aberrante, même d'un point de vue socialement conservateur ?
Le plutôt on en aura fini avec ce cycle infernal d'une mauvaise gestion économique de moins en moins bien palliée par une communication hypertrophiée, mieux cela vaudra.
Et l'important ce n'est pas la Star'Ac autour du futur candidat, socialiste ou non, c'est le projet de reconstruction et de développement qu'il faut mettre devant le pays car au train où vont les choses, ce sont des ruines qu'il faudra relever en 2012.
Tant pis pour les actionnaires du Sarkozysme, qui devront devenir raisonnables et ne pas oublier qu'après tout, ils sont Français et que c'est leur intérêt d'y penser.
tout, il est difficile de s'adresser au citoyen par-dessus le consommateur…
Omnicandidat ?
Après l'omniprésident, l'omnicandidat ? Englué dans son activisme compulsif, Nicolas SARKOZY essaye de confisquer un nouveau débat, celui des élections régionales.
Bombardant, avec la complicité volontaire ou non de certains media, le grand public d'assertions fausses et de lieux communs démagogiques, il cherche à imposer un retour au centralisme technocratique (et non démocratique).
En même temps, il asservit l'Etat républicain à la propagande de son parti et à la sienne. On voit ainsi , en pleine campagne régionale, la pauvre administration préfectorale contrainte de tenir échoppe avec les thèmes politiques sarkozystes, de la fabuleuse "identité nationale" du transfuge BESSON au Grand Paris en passant par la "réforme" des collectivités territoriales.
Autrement dit, l'Etat se transforme en auxiliaire travaillant pour le pouvoir personnel. et n'est plus l'outil qui, pour le compte de la Nation, garantit au citoyen l'égale et juste exécution d'une politique librement décidée par les élus du peuple.
La décentralisation s'est mise en place depuis quelques années dans notre pays pour rapprocher le pouvoir et l'initiative du citoyen et elle est en passe d'y réussir, au moins partiellement. Repartir en arrière et vouloir la tuer au profit d'un Etat qui n'est même plus jacobin et planificateur mais simplement asservi aux intérêts économiques qui jouent le rôle du souffleur à l'Elysée, est une très grave erreur politique, un péché contre l'esprit de la démocratie et une bourde pour la Droite en général, qui vaut tout de même mieux que cela. De plus en plus d'élus UMP à qui il reste des principes le disent d'ailleurs publiquement, non dans un esprit campaniliste mais parce qu'ils le pensent et à juste titre.
People-isation
L'horrible mot, mais surtout la ridicule tendance à la confusion des genres qui affecte maintenant tous les tendances politiques !
Quelle liste n'a pas "son" communicant, son sportif, son comédien, son journaliste, son jeune ou son représentant de telle ou telle communauté pris, non en tant qu'homme ou femme de France avec son vécu et son origine quels qu'ils soient, mais en tant que "typique" d'un profil jugé vendeur.
Or, l'exercice du mandat d'élu est devenu aujourd'hui une affaire fort complexe qui ne nécessite pas forcément de l'âge mais du bon sens, une certaine abnégation, l'absence de préjugés et si possible un minimum de culture générale et d'esprit critique.
En quoi le fait d'avoir provisoirement ou non réussi dans une spécialité ou une construction d'image individuelle qualifie-t-il pour gérer au mieux l'argent des contribuables, l'impulsion d'une société plus juste ou l'efficacité dans l'analyse et la résolution de problèmes difficiles ?
Et les "people" qui se livrent à de sympathiques et populaires incantations sur les choses qui ne vont pas, sont-ils les mieux placés pour travailler efficacement comme maires, vice-présidents de Région ou ministres ?
Ce qu'on leur demande, pourtant, c'est d'oeuvrer efficacement au service de tous, non d'amuser la galerie, fût-ce avec talent et sincérité.
La people-isation, loin de représenter un progrès, est aussi ridicule que néfaste.
Mais dans une société où l'esprit marchand contamine tout, il est difficile de s'adresser au citoyen sans passer par le consommateur…
Impôts régionaux
Le général de Gaulle se demandait si les Français n'étaient pas des veaux. Pour l'UMP, clairement, ils en sont. Face à la misère qui se généralise sous les yeux d' un gouvernement indifférent et inefficace, engoncé dans une vision totalement dépassée de l'économie et de la société, on n'a plus grand'chose dans le sac à malices. Alors, on ressort les promesses les plus éculées et les plus invraisemblables :
"Pas d'augmentation d'impôt pendant 6 ans pour les régions qui passeraient à l'UMP !".
Outre le fait que Nicolas SARKOZY et ses thuriféraires n'ont jamais tenu la moindre promesse de ce genre pas plus que les autres d'ailleurs, c'est rigoureusement impossible dans la mesure où, avec la suppression de la Taxe Professionnelle (voir ci-dessus), ils assèchent la principale ressource dynamique des collectivités (régions entre autres), l'Etat étant bien évidemment incapable, même s'il le voulait, de remplacer de façon pérenne cette ressource...sauf si bien sûr s'il augmentait lui-même, de façon drastique les impôts nationaux !
Autrement dit, l'UMP ne prend pas seulement les électeurs des régions pour des naïfs mais aussi pour des idiots.
"Amusant" et illustratif : à Chaville (92), le nouveau maire UMP (ex-RPF pasquaïen et ex-président du groupe des élus majoritaires du Conseil Général) avait bien sûr promis en campagne électorale qu'il n'augmenterait pas les impôts locaux. Dès le budget suivant, les Chavillois en ont pris pour 23 points d'augmentation, le département des Hauts-de-Seine ( dirigé successivement par PASQUA et....SARKOZY !) ayant contribué pour 6% à la hausse ! Il est vrai qu'une partie de cet argent sert à financer la propagande servant à prétendre que c'est de la faute de la gestion précédente. Plus fort encore, il promet déjà de les faire re-baisser !
Comment prendre ces gens aux sérieux, c'est la seule question qui mérite d'être posée.
Ne confondons pas, en matière d'impôts, yoyo et gogos.
28 novembre 2009 dans reflexions - Actualité, reflexions - Politique | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack (0)
Reaction Rapide Radicale
"Réforme" Territoriale…et Taxe professionnelle
Une fois de plus, ce gouvernement cherche à diviser pour tromper : oser dire que l'on "complète" la Décentralisation avec les lois qui passent en ce moement, c'est vraiment, comme l'a dit A.Juppé, se f…du monde.
Il s'agit en fait d'en revenir purement et simplement, sous prétexte de "Grand Paris", à la technocratie d'Etat en région Ile-de-France et à la tutelle des sous-préfectures ailleurs. Comme pour l'OTAN, comme pour la Participation, comme pour la planification nationale, c'est bazarder le travail du gaullisme et de la gauche pour le plus grand profit d'un national-capitalisme à l'enseigne de la croix de Lorraine.
Quant à la Taxe professionnelle, qu'on réfléchisse seulement deux minutes au scénario de la diminution de la TVA : cela a-t-il fait baisser les prix ou créé des emplois ? Non ! Donc, la "compensation" économique de la part des entreprises qui, enfin libérées du fardeau "insupportable" de la TP, se développeront et créeront des emplois, est bien sûr elle aussi un mirage total.
Ca ne fait rien ! Les même causes produisant les mêmes effets, "on" remet ça quelques mois après mais cette fois-ci de façon irréversible, en mettant à genoux l'économie des collectivités territoriales (elles-mêmes grosses clientes des entreprises et acteur principal de l'investissement public) qui vont bien sûr réduire leurs budgets en catastrophe et/ou augmenter les impôts locaux (que peuvent-elles faire d'autre ? ).
Les entreprises perdront donc du chiffre d'affaires sans marge pérenne. Les actionnaires, par contre, empocheront bel et bien la différence en tondant davantage le mouton.
Là où l'on atteint le ridicule, c'est quand le gouvernement lance des campagnes pour faire croire au bon peuple qu'il y aurait trop d'élus (donc trop de démocratie) et que les collectivités territoriales seraient globalement mal gérées, alors que depuis 8 ans c'est l'Etat qui est mal géré et de plus en plus inféodé à un seul homme...
En fait, on le sait, les élus locaux ne coûtent presque rien (moins de 0.50% de leurs budgets de fonctionnement) et l'immense majorité d'entre eux s'échine au travail sans Sécu ni retraite sérieuse.
Et quand le Premier Ministre, qui au moins, lui, assume ces sottises et ne va pas défendre les droits de la Femme en Arabie Saoudite et contribuer à la dissémination nucléaire au Proche-Orient, prétend sans rire que l'Etat "compensera" dans la durée, ce n'est pas sérieux.
Avec quoi le ferait-il, alors qu'aujourd'hui sa principale dépense est devenue la charge de sa dette ?
En fait, ce que veut ce gouvernement dont les rodomontades couvrent le manque de courage politique, c'est continuer à favoriser les intérêts qui lui sont proches et faire endosser les mesures fiscales qui s'imposent... aux collectivités territoriales. tout en essayant de réformer le mode de scrutin pour qu'il devienne plus favorable à la Droite.
Une fois de plus, les pseudo-réformes dissimulent un calcul politique de bas étage :
"Dresser" politiquement et assécher financièrement les collectivités territoriales pour les obliger à marcher au pas de l'oie sarkozyste, continuer à remplir les poches des dirigeants du MEDEF (merci, Madame Lagarde) et continuer la casse du pays, quel beau programme d'irresponsabilité pour les Régionales !
19 novembre 2009 | Permalink | Commentaires (0)
Réactions Radicales Rapides
Amendements : Sport et STIF
SPORT : Suivant une méthode de plus en plus pratiquée par ce gouvernement, un amendement mettant brutalement fin au traitement fiscal avantageux du Droit d’Image Collectif (DIC) a été voté par la droite. Il s’agit de faire des « économies » sur un chapitre qui rapporte aux clubs disposant de joueurs connus et permet au sport collectif français de rester compétitif.
Avec deux doigts de bon sens, on aurait pu sans doute introduire une clause de retour sur subvention permettant au Secrétariat d’état au sport de récupérer, auprès de clubs qui marchent bien, l’équivalent du reversement qu’il assure déjà au budget social du pays.
On éviterait ainsi aux clubs des acrobaties financières (vu les engagements déjà pris sur la base du système actuel)…et au gouvernement une cacophonie de plus entre élus et ministres.
Nous sommes pour un sport populaire. Mais pourquoi nier l’effet d’entraînement et les retombées bénéfiques du sport professionnel qui ne concernent pas seulement le football mais aussi le rugby, le basketball ou le handball ?
STIF : Même punition, même motif ! Ce sont maintenant les sénateurs de droite qui tempêtent –à juste titre- contre l’amendement scélérat dépossédant le STIF « régional » d’une partie de son patrimoine pour constituer à
Cette rage de s’en prendre sans cesse aux collectivités territoriales, qui gèrent en tous cas beaucoup mieux (et bien plus démocratiquement) que l’Etat et beaucoup d’entreprises privées –par exemple les banques ou les entreprises exportatrices d’armement- doit absolument cesser avant de prévisibles catastrophes.
Identité Nationale
Quelle tristesse de voir un beau et noble sujet de plus, ravalé au rang d’amorce politique pour mieux pratiquer la pêche en eau trouble ! Quel naïf pense encore qu’en confiant le sujet de la semaine à un homme dont les valeurs personnelles semblent incertaines (pour être gentil...), Nicolas SARKOZY aurait une autre idée en tête que de déclencher un nouveau fumigène avant les Régionales ?
La scandaleuse instrumentalisation de la lettre de Guy MOQUET, c’était de la récupération à gauche, en même temps qu’une intrusion inutile dans le domaine enseignant.
Aujourd’hui c’est de couper l’herbe sous les pieds de l’extrême-droite, au risque de déclencher des pulsions malsaines (mais qu'est-ce que ça leur fait, au point où ils en sont ?) qu’il s’agit.
Tous ceux qui, à droite comme à gauche, ont un minimum de valeurs humaines, n’ont pas de leçons à recevoir de ceux qui fabulent professionnellement, pourchassent les faibles et les adolescents, remplissent les poches des riches, enfoncent ceux qui sont déjà dans la misère ou encore ridiculisent
Notre identité nationale, c’est le contraire de ce qu’ils font. Faisons en sorte de pouvoir à nouveau être fiers d'être Français en utilisant la prochaine occasion démocratique de les faire partir.
MEDEF
C’est décidément le grand gagnant de la parenthèse sarkozyste : mise en place de rentes de situation, cadeaux sans contrepartie, garantie de bonne fin du contribuable sur des activités insensées qui continuent de plus belle, privatisations biaisées, casse progressive du service public, asservissement des media publics, « oublis » parlementaires, la liste ne fait que s'allonger.
A la faveur du libéralisme mal compris et mal digéré du président, les patrons, les vrais,a font passer tout ce qu'ils veulent. Et même si la solidarité entre le gouvernement (et son chef) et les grands groupes est moins ostentatoire qu’au début, elle ne fait que prospérer.
Mais ce sont là les dirigeants que l’on sert pour leur clientélisme interne, non les entreprises. Car tout comme pour le particulier, l’ennemi n°1 de l’entreprise, ce n’est pas l’impôt, ce sont les charges et surtout un soutien insuffisant à son développement qui posent problèmes aux entrepreneurs, grands et surtout petits.
C'est pourquoi réapprendre aux banques à prêter ou à investir directement au lieu de les encourager objectivement dans leurs dérives, ce qui ne manquera pas de déclencher une nouvelle crise (mortelle celle-là) leur serait par exemple beaucoup plus profitable.
De même, revoir fondamentalement le dispositif des charges applicables aux personnels en intégration d'entreprise est urgent. Il est infiniment préférable d'aider les PME à former pour croître et durer que de faire des cadeaux sans contrepartie aux grands groupes ou aux banques.
Sans Papiers
La grande majorité des sans-papiers travaillent, paient des impôts et de
L’expulsion brutale crée des drames, coûte énormément cher et ne résout rien.
C’est plutôt dans la pratique d’une bonne intégration de travailleurs motivés qui votent déjà avec leurs mains et leurs impôts, Europe ou pas, qu’il faut rechercher l'une des sources de notre identité nationale ! Sur quoi furent fondés les Etats-Unis qui conservent encore aujourd'hui, malgré tous les défauts de leur politique, une image positive ? Sur le repli sur soi et la fermeture ?
Taxe Professionnelle
Ce qui choque profondément dans cette affaire (voir à MEDEF) c’est cette croyance, "magique" aurait dit Levi-Strauss, que tout cadeau fait au patronat va se traduire par du développement et de nouveaux emplois alors que, clairement, il n’en est rien.
C'est que, contrairement à son « cousin » Berlusconi, notre hyper-Président n’a aucune idée du fonctionnement réel du monde de l’entreprise autrement que par ses contacts mondains ou politiques avec ses grands dirigeants lesquels, en France, sortent souvent du même moule que les gouvernants.
On commence par faire aux entreprises un cadeau qui coûte très cher mais qu’elles intégreront tranquillement dans leurs comptes sans créer aucun emploi en échange. On prive en même temps les collectivités d’une ressource dynamiques sous la promesse d’une indemnisation dont tout le monde sait déjà qu’elle ne sera ni pérenne ni dynamique.
Comment voudrait-on en effet que les collectivités fassent désormais la moindre confiance à l'Etat ?
En d'autres termes, on torpille d'avance l'effet d'un plan de relance qui coûte lui aussi très cher en provoquant de façon pérenne la frilosité d'un acteur majeur de la dépense et de linvestissement publics
A force de cadeaux et d'avantages à ceux qui n'en ont pas besoin ou aux entreprises déviantes du privé, l’Etat devient financièrement exsangue. Alors il ne lui reste qu'à chercher à faire porter aux collectivités locales l'inéluctable augmentation des impôts qu'il ne veut pas assumer pour des raisons idéologiques ou politiciennes.
Le gouvernement cherche donc à faire croire aux Français que leurs élus et leurs collectivités gaspillent et gèrent mal, alors que c'est sa politique qui est insensée et sa gestion du pays calamiteuse et ce depuis des années.
Dès lors on va provoquer chez les collectivités(alors qu’elles font vivre, et de plus en plus, les entreprises tout en assurant 73% de l'investissement public et se voient transférer d'innombrables missions par l'Etat), le réflexe d’un gigantesque coup de frein et d’une augmentation préventive des impôts locaux (jusque là souvent raisonnables dans les communautés riches et même ailleurs).
Pour autant, le gouvernement continuera à récompenser les riches et punir les pauvres, à démolir le service public et à provoquer agitation et désordre au lieu d'organiser une politique intelligente.
Cette «réforme» est elle aussi aberrante, son mode d’application l’est encore davantage.
4 novembre 2009 dans reflexions - Actualité | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Le début du réveil
Enfin, pourrait-on dire !
Enhardi par la passivité ambiante, l'hyper président avait poussé trop loin sa botte en voulant catapulter son seigneur fils, déjà perché sur la cage dorée du Conseil Général des Hauts de Seine, à la tête du plus gros développement immobilier d' Ile-de-France. L'indignation en France et -on en a moins parlé- la risée générale dont nous sommes hélas l'objet à l'étranger, l'ont contraint au recul tactique.
Pourtant, ne nous laissons pas abuser. Même si cette première défaite est symboliquement importante, elle doit maintenant être consolidée. En attendant de pouvoir en changer, il faut contraindre ce gouvernement et son véritable patron à s'inspirer à nouveau, tout simplement, des principes de notre République : Liberté, Egalité, Fraternité.
Or, le penchant compulsif à centraliser le pouvoir aux mains d'un seul qui sous-tend par exemple les projets de loi sur le "Grand Paris" et la soi-disant "réforme" des collectivités territoriales comme les tentatives de mise au pas de la télévision ou de la Justice, sont clairement liberticides. La généralisation du fichage, le presse-citron organisé dans les entreprises privatisées, le comportement colonial qui persiste outre-mer ne le sont pas moins. Et le procès Villepin montre assez l'esprit du pouvoir actuel.
Après plusieurs années de sarkozysme ministériel ou présidentiel, on voit maintenant ce qu'il en est de l'égalité. La théorie générale du sarko-libéralisme et de ses thuriféraires c'est qu'il faut faire des cadeaux aux grandes entreprises, au MEDEF et aux citoyens les plus fortunés afin de ne pas démotiver les vaillants créateurs d'emplois. On en revient au renard libre dans le poulailler libre...La réalité, c'est que la "pwofitasyon" dénoncée par nos compatriotes antillais envahit l'hexagone.
Les tentatives permanentes de diviser les Français, de les dresser contre leurs élus, de vilipender le service public et ses agents montrent bien ce qu'il en est en ce moment de la Fraternité. L'intensification des charters du sinistre Besson et des chasses à l'homme voire à l'adolescent, le retour à une mauvaise "realpolitik" dans l'international, le traitement méprisant réservé aux marins-pêcheurs, ouvriers, agriculteurs, personnels hospitaliers ou autres Kanaks en sont d'autres et tristes témoins.
Que faire, nous dira-t-on ?
Tout simplement, revenir à la raison c'est à dire fonder une politique juste et ambitieuse sur des principes positifs et solides.
Revenir à la raison, c'est d'abord s'assurer qu'en France chacun fasse bien son métier et non, mal, celui des autres. Comme l'aurait dit le général de Gaulle, que les banques prêtent, que les assureurs assurent, que les entrepreneurs entreprennent, les enseignants enseignent, les artistes créent, les journalistes informent, les parents éduquent...et les étudiants, comme Jean Sarkozy, étudient jusqu'à leur diplôme. Quant aux politiques, qu'ils laissent la scène aux vrais comédiens.
C'est ensuite faire le compte des atouts immenses de notre pays, les organiser en lignes d'action intelligentes et coordonnées, concerter nos forces vives, les motiver et les intéresser chacune à leur place et dans le respect et la bonne foi. Sur cette base, il faut inventer une nouvelle politique, déclinable sur l'ensemble de notre espace d'influence et qui ne se laisse pas abuser par les préjugés ni ne les exploite.
Travailler hardiment à la solution des sujets majeurs : éducation, culture, conditions de vie pour tous et emploi, en respectant tout le monde, c'est possible et il y a des gens pour le faire. De cette entreprise, le Sarkozysme n'offre hélas qu'un lamentable ersatz, en vendant sous de grands mots une politique qui en est exactement le contraire, comme dans le cas de notre devise nationale. La Réforme n'est qu'une Réaction, la Rigueur n'est qu'un laxisme, la Sécurité n'est qu'une insécurité ou une oppression et la Croissance n'est qu'un recul.
Au train actuel il y a hélas fort à craindre que si les Français, enfin désabusés au sens propre du terme, font confiance en 2012 à une Gauche unie et guérie de ses luttes fratricides, celle-ci ait un champ de ruines à gérer. Profitons donc du temps qui nous reste pour faire progresser la Décentralisation et ses fruits, avancer des propositions économiques et politiques, construire la nouvelle maison commune de la gauche et nous préparer à l'alternance.
Les Radicaux ont toujours pensé, avec Gambetta que la politique, c'est l'art du possible ! Mettons-le en pratique, cet Art.
23 octobre 2009 dans reflexions - Actualité, reflexions - Politique, reflexions - Région Ile-de-France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
La Région Ile-de-France face aux casseurs de Décentralisation
Arrivé au sommet de sa courbe de Gauss, le sarkozysme poursuit son travail de casse : après l'indépendance de la France, le Service Public, la régulation sociale de la vie économique, c'est maintenant au tour de la Décentralisation, toujours dans la même ligne : Nationaliser les efforts et les pertes, privatiser les gains au bénéfice de quelques-uns et de leurs intérêts, concentrer le pouvoir aux mains d'un seul.
Dans les Hauts-de-Seine, la pratique constante du népotisme politique s'accentue...avec la très probable désignation de Jean SARKOZY, 23 ans et déjà président du groupe UMP/NC du Conseil Général du "92", à la présidence de l'Etablissement Public d'Aménagement de la Défense (EPAD) auquel on va adjoindre l'EPASA de Nanterre pour l' occasion.
A terme, le fils du président contrôlerait ainsi, sur une surface plus que doublée, le développement d'un patrimoine immobilier considérable pour le compte de grands groupes nationaux ou internationaux. Dans un département où le prédécesseur de...Nicolas SARKOZY à la tête du département a été condamné à de la prison avec sursis, cela ne peut que faire réfléchir tous ceux qui veulent bien encore réfléchir.
Accessoirement, on enlève à la municipalité de la capitale altoséquanaise la maîtrise d'une grande partie de son urbanisme : c'est toujours ça de pris à la gauche et cela montre bien la vraie mentalité des Sarkozystes...
La Région Ile-de-France a , au terme d'un travail de plusieurs années épaulé par 6 des 8 départements et beaucoup d'élus ( y compris certains UMP ou NC ), élaboré un Schéma Directeur, le SRDIF ( succédant au SDAURIF étatique de 1994), indispensable au devenir de la région car il fonde l'avenir des transports collectifs, de l'urbanisme régional et du développement économique. L'Etat, au mépris de la Loi, bloque ce Schéma pour imposer en force un retour à un passé technocratique, à une gestion d'un autre âge et à un national-libéralisme arrogant.
Il cherche à vider les institutions régionales de leur substance, par exemple en spoliant le Syndicat des Transports d'Ile-de-France au profit apparent d'une RATP dont seuls les naïfs s'imaginent encore qu'elle restera ce qu'elle est alors qu'ils ont devant les yeux l'exemple de France Telecom, de la SNCF ou de la Poste et que le cumulo-nimbus de la privatisation s'élève au-dessus d'elle.
D'autre part, à quelques mois des élections régionales, le pouvoir a mis en scène, sans que la moindre urgence le justifie, un débat artificiel sur le devenir des collectivités territoriales et le Grand Paris. Une fois de plus, des questions sérieuses sont mises au service de la politique politicienne dans ce qu'elle a de plus cynique : la priorité donnée à la démagogie et aux manoeuvres électorales sur l'amélioration réelle de la vie sociale, économique et politique des citoyens, en qui le pouvoir ne voit que des agents économiques.
Comme le dit... Alain JUPPE lui-même, de qui se moque-t-on ?
Droit dans ses bottes, la Région se défend et a préparé deux délibérations pour remettre les pendules à l'heure. Elles ont été largement votées, sauf par les élus et candidats UMP/NC qui jouent dans cette affaire un bien triste rôle, prétendant vouloir "dynamiser" une Région alors qu'ils sont complices des manoeuvres de l'Etat...pour la museler et étouffer la procédure légale, alors que le SDRIF est le document de base pour le bon fonctionnement de l'économie régionale.
Ci-après mon intervention préparée pour ce débat, les détails sur le site RAGEAP.
Lire la suite "La Région Ile-de-France face aux casseurs de Décentralisation"
12 octobre 2009 dans reflexions - Région Ile-de-France | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Chaville : à propos de l'ex-Centre Ville....
Les Chavillois commencent -un peu tard hélas- à réagir à propos du projet résidentiel en coeur de ville (ex-projet de Centre Ville) imposé au galop par la municipalité UMP. Mais comme pour les impôts locaux, le mal est fait et il faudra maintenant assumer pendant des années les conséquences pour tous de l'inconséquence de quelques-uns...
Lire la suite "Chaville : à propos de l'ex-Centre Ville.... "
10 octobre 2009 dans reflexions - Chaville | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
La RATP, prochain objectif des privatiseurs...et de leurs amis
L'"affaire de la RATP":
Voici quelques jours seulement, dans l'un de ces débats réunissant une poignée de députés, les UMPistes ont fait passer un amendement qui dépouille le STIF (Syndicat des Transports d'Ile-de-France) au profit de l'entreprise RATP, d'un patrimoine de plusieurs milliards d'euros. Que se cache-t-il derrière ce nouveau coup de force, quelles en sont les motivations et les conséquences, c'est ce que cette note souhaite analyser.
Lire la suite "La RATP, prochain objectif des privatiseurs...et de leurs amis"
23 septembre 2009 dans reflexions - Région Ile-de-France, reflexions - Territoires | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
"Mille-feuilles"…ou tarte à la crème ? : le vrai débat sur les collectivités territoriales
Lors de la dernière université d'été du PRG à La Rochelle j'avais préparé ce texte que j'ai un peu retouché pour parution sur le blog. Le débat sur la poursuite de la décentralisation ( et non de la recentralisation à la sauce sarko ) est intéressant mais il n'aurait de véritable intérêt…qu'après les élections régionales, si toutefois le gouvernement maintient après celles-ci une anti-réforme dont le but est, clairement, de détourner le véritable enjeu de ces élections. Pour travailler sérieusement sur la décentralisation Il faut en effet du temps, du recul, de la bonne foi et de la méthode, toutes choses qui sont aujourd'hui absentes...
A l'approche des élections régionales, voici que Nicolas Sarkozy agite* trois projets de loi, constituant ensemble ce qui ressemble fort à une attaque de diversion face aux forteresses régionales de la Gauche. La plupart de celles-ci seraient en effet, par la qualité de leur gestion, difficiles à prendre au travers d'un débat électoral classique qui porterait sur le fond, c'est-à-dire, justement, la gestion, les projets et les équipes présentées.
Que penser de ces projets ?
Je réagis pour ma part en tant qu'élu. Responsable du groupe radical de gauche et apparentés (RAGEAP) au Conseil Régional d'Ile-de-France avec 13 ans d'expérience comme maire à Chaville ( 20 000 habitants, une "petite" ville dans les Hauts-de-Seine !) et 5 ans de vice-présidence d'une importante communauté d'agglomération, Arc-de-Seine ( Issy-les Moulineaux + Meudon + Vanves + Chaville + Ville d'Avray ).
Je ne peux qu'apporter une vision de terrain et d'expérience mais elle est aussi et ce n'est pas neutre, celle d'un élu alto-séquanais connaissant depuis des lustres les us et coutumes de la droite locale, qui fournit depuis longtemps des ministres importants aux gouvernements et a même servi de rampe de lacement à un président de la République.
Notre département ( l'un des deux qui restent à la Droite en région Ile-de-France) est donc un département clé, concerné au premier chef par le projet de Grand Paris.
Mais ce fut surtout un laboratoire du sarkozysme, héritant des méthodes de Charles Pasqua et pratiquant celles du nouveau président de la République.
Depuis des décennies, le "92" vit bien à l'abri de tout contrôle indiscret. Protégé des inspections générales, sous le regard compréhensif de préfets nommés par les responsables du département, avec des élus UMP/NC largement majoritaires et aux ordres et une presse gentillette, le cynisme politique, la technocratie des services et les moeurs "familiales" des élus y prospèrent. La vie y est rythmée par les "Etats généraux de toute sorte", les grands projets ou les politiques non suivis et les coups de cymbales. La communication générale éclipse totalement la douteuse gestion. Bref, le sarkozysme en réduction et même son symbole puisque Jean SARKOZY ( 22 ans, études non terminées mais le Fils de l'autre ), déjà président du groupe politique majoritaire au Conseil Général, va y être promu patron de l'Etablissement Public d'Aménagement de la Défense (fusionné avec l'EPASA nanterrois dans cette perspective), en attendant de reprendre la fauteuil de Patrick DEVEDJIAN...
Mais beaucoup de gens chez nous, bercés depuis toujours par le tropisme conservateur et que cela ne choque pas plus que la prison avec sursis pour Pasqua, trouveront tout cela très bien : enfin du concret pour les jeunes sans diplômes...!
Pourquoi donc ceux qui pratiquent depuis toujours ces méthodes en changeraient-ils une fois arrivés à leurs fins, c'est-à-dire au pouvoir ?
Voici qui introduit la première lecture que je vous propose sur ces projets, la lecture politique ou plus exactement politicienne de la pseudo-réforme des collectivités territoriales.
Quel est le but réel poursuivi, à court et à moyen terme ? Et au-delà des louables principes affichés, quelle conception politique se cache derrière ces projets dont l'un n'est que la déclinaison soft de l'autre, le troisième restant masqué par les brumes.
Deuxième lecture, déjà plus positive, celle qui concerne la valeur ajoutée technique pour le bon fonctionnement des institutions, de l'administration de ce pays au sens noble du terme.
Qu'apportent ces projets quant à la mise en œuvre de la Décentralisation et vont-ils dans le sens ce celle-ci ? Quelle en est la cohérence et, comme on dit aujourd'hui, la robustesse ?
Troisième lecture, radicale celle-là, celle de l'humanisme, de la démocratie, du Progrès. C'est la bonne, c'est celle qui devrait guider à tout moment le législateur et que nos vaillants parlementaires tentent, parfois avec succès, de faire passer au sein du Parlement. C'est aussi le juge de paix final pour le comportement que nous devons avoir vis-vis de ces projets.
* car il s'est astucieusement réservé une porte de sortie, l'éventuel débat parlementaire ne s'engageant...qu'après les élections. Autrement dit, si les fumigènes font long feu, on pourra toujours changer de tactique !
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> Voir aussi le blog ( lien en colonne de droite ) de Philippe Laurent, maire centriste de Sceaux (92) et spécialiste des finances et de la gestion locales. On constatera que, sur bien des points, l'analyse est proche, voire identique.
15 septembre 2009 dans reflexions - Politique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Suicidaire
Après les prisonniers, après les immigrés en situation irrégulière, après Renault, après Pôle Emploi, voici que France Télécom est elle aussi touchée par la vague des suicides, en attendant sans doute La Poste, les pêcheurs en mer, les juges d'instruction, les infirmières, les caissières et magasiniers du dimanche après-midi ou les petits agriculteurs : des dizaines voire des centaines de personnes, sans solution quant à leur devenir ou sous la pression permanente, en viennent à l'irréparable.
Sans doute est-ce de leur faute ! Pourquoi aussi, on vous le demande, se faire arrêter, venir en France pour s'y faire expulser ( sauf si l'on travaille dans un restaurant de luxe où dînent ces messieurs ), pourquoi être employé aux ASSEDIC ou à l'ANPE, pourquoi bosser dans une entreprise privatisée ou dans une supérette de chaîne ou encore pourquoi rester dans une filière condamnée par Bruxelles, pourquoi s'épuiser au service public ? Rien ne les oblige après tout !
Le gouvernement, comme chaque fois qu'il n'a pu occulter un sujet, verse des larmes de crocodile et ose même récupérer cette triste situation pour faire bonne figure et éteindre un feu pour lequel il a parfois fourni les allumettes. Avec le dernier épisode, voici la direction de France Télécom convoquée, comme les banquiers, pour se faire morigéner : "Tout cela finit par faire désordre, on va finir par avoir des problèmes, faites quelque chose ! Peut-être même, avec vos bêtises, le Président va-t-il devoir se déplacer pour réparer vos bêtises et fairer remonter les sondages.."
Mais qui est responsable ?
Qui a laissé, voire encouragé, les banques mais aussi certaines entreprises nationalisées, à sortir de leur métier et à engager pour complaire au pouvoir des politiques RH presse-citron ? Qui s'obstine par démagogie à remplir les prisons sans changer quoi que soit au fonctionnement du système carcéral et en faisant revenir la Justice en arrière ? Qui, obsédé par la privatisation des profits et la nationalisation des pertes, livre des dizaines de milliers de gens à des directions technocratiques et surpayées ? Qui a fait de la ci-devant Patrie des Droits de l'Homme la cible de plus en plus fréquente des défenseurs de ces droits ? Qui a sacrifié à Bruxelles les intérêts de corporations entières à ceux des lobbies ?
Qui mène cette politique suicidaire à terme pour notre pays, où l'obsession de faire semblant finit par l'emporter sur tout le reste : semblant d'être compétent, semblant de maîtriser une crise dont on est co-responsable par impéritie, semblant de réformer sérieusement, semblant d'avoir réalisé ce qu'on fait les autres, semblant de n'être pas raciste, semblant d'être humain...voire même (on ne rit pas) semblant d'imposer au monde des valeurs qu'on a depuis longtemps oubliées, voire foulées aux pieds..
Nous, on n'a pas envie de cette France là, de cette France de l'hypocrisie institutionnalisée et du cynisme communicationnel, d'une France où l'on ment sans cesse et où le fric est roi tous les jours de la semaine et même le dimanche. On veut construire une France où les gens n'aient plus envie de se suicider, parce qu'ils ont un avenir même s'ils gagnent peu en travaillant beaucoup et qu'ils ont des raisons d'y croire. On veut une France où, avant de faire gagner beaucoup d'argent à quelques-uns, on respecte tout le monde. Et on a les moyens d'y arriver si, on le fait ensemble, à gauche.
14 septembre 2009 dans reflexions - société | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)
23 points à zéro ! Bravo la Droite !
Tchatche et réalités
A Chaville, depuis des années, la gestion des élus de la municipalité de progrès était l'objet de critiques rituelles : le moindre réajustement de la fiscalité,de l'ordre de moins de 5% était l'objet de la part des élus de droite, aujourd'hui investis des responsabilités, de propos aussi catégoriques que déplacés sur la "bonne gestion" dont ils se proposaient de faire (enfin !) bénéficier la ville, la soi-disante imprévoyance des responsables en place et l'insupportable pression fiscale..les Chavillois paient aujourd'hui pour voir, comme au poker.
La Région Ile-de-France, dont le principal tort (comme celui de 19 autres d'ailleurs en France) est d'être dirigée par la gauche, faisait également l'objet du même genre de critiques, colportées à l'envi par les Karoutchi et autres Pécresse alors qu'en valeur absolue et malgré des missions énormes (transports, lycées, formation professionnelle et bien d'autres), l'impôt régional est très faible en Ile-de-France (60 euros par an et par habitant en moyenne) et très maîtrisé.
Ces éminentes personnalités sont bien plus discrètes sur la gestion calamiteuse d'un état surendetté et c'est compréhensible : avant d'être à Nanterre, en coup de vent, un médiocre écuyer en chef des "écuries d'Augias", leur patron fut aussi, en tant que ministres des Finances et avec les résultats que l'on constate aujourd'hui, le superviseur général des banques à Bercy. Cependant, malgré d'indiscutables talents d'acteur, sa comédie actuelle vis-à-vis des dirigeants bancaires* amuse de moins en moins de monde. Alors les régionaux de l'étape préférent vendre une éventuelle "reprise en main" de la Région par cet Etat super-performant et cet admirable Chef... en même temps que la casse du Service Public et la création d'une nouvelle banque ! De qui se moquent-ils et qui peut croire à de tels discours ?
Les résultats du match
Il existe une réponse, cinglante et indiscutable, à cette mauvaise foi et aux leçons dispensées par des gens dont la compétence en gestion n'égale pas toujours, et de loin, la faconde. Une réplique, surtout au mythe suivant lequel la droite gérerait mieux que la gauche. C'est la feuille d'impôts, impavide juge de paix des résultats et d'un comportement.
Chaville + 17 % ( avec déjà la promesse culottée, comme avant les élections, de les faire baisser à nouveau !...)**
Département des Hauts de Seine : + 6%
A l'arrivée, 23 points en plus, et pour tout le monde, y compris les moins favorisés, en pleine période de crise.
Région Ile-de-France : + 0%
Les explications :
Une grande assurance des élus conservateurs vis-à-vis de la confiance --confinant parfois à la foi du charbonnier - de leur électorat et qui se croient donc tout permis ; un maniement purement politique et au doigt mouillé des augmentations de la fiscalité et surtout hélas, une gestion souvent calamiteuse et parfois douteuse comme l'a ouvertement reconnu Patrick DEVEDJIAN, président d'un "92" gouverné depuis toujours par les conservateurs ( et où par conséquent, le sempiternel prétexte de l'héritage ne saurait être invoqué.), en évoquant ces Ecuries d'Augias que seul Hercule parvint à nettoyer en détournant le fleuve Erymanthe.
Le Conseil Général des Hauts-de-Seine sont, de fait, un brillant exemple. Trente élus conservateurs (sur 45) y forment un groupe dirigé précédemment par Jean-Jacques GUILLET, aujourd'hui par Jean SARKOZY. Les politiques coûteuses et non suivies, un jour au l'autre avortées sans raison logique, les privatisations inefficaces, les budgets excessifs de communication, les choix techniques ou les projets défiant le bon sens, des structures et une ambiance de travail lourdes, l'absence totale de contrôle indépendant, tout cela a finalement un prix. C''est nous qui le payons. Mais un jour ou l'autre, même les électeurs les plus ancrés à droite en auront assez et comprendront qu'en abdiquant par principe leur pouvoir de sanction démocratique, ils pavent le chemin des abus, alors que le changement, c'est-à-dire la simple mise en concurrence des gestions possibles, serait cohérente avec leurs idées et leur serait bénéfique. Sur le terrain de la gestion, la gauche est en effet souvent bien placée et sans doute pourquoi elle s'est vue confier la quasi totalité des régions.
A la Région Ile-de-France, Jean-Paul HUCHON et son équipe tchatchent peut-être moins, mais ils travaillent, dans la cohérence, la rigueur et la continuité. Tout n'est certes pas parfait mais financièrement la Région a la meilleure cotation internationale, n'emprunte que ce qu'il faut et sait gérer son personnel. Les réalisations avancent jour après jour surtout depuis que, depuis trois ans, l'Etat a enfin passé la main en matière de transports et de personnel des lycées...Alors, retourner à la gestion centralisée du pouvoir central sur la base sur le thème "vous payez, je commande" ? Non, merci ! Que Nicolas Sarkozy, ses émules et ses consorts réforment d'abord leur comportement et leur philosophie archéo-libérales, et on pourra discuter...
Le bluff des Régionales
On comprend dès lors pourquoi l'état-major sarkozyste a décidé, à quelques mois des élections régionales, l'émission d'un gigantesque rideau de fumée destiné à masquer les vrais débats locaux sur la gestion de l'argent public dans chaque région, débats portant sur des faits et non sur des évidences ou l'agitation de faux problèmes (ainsi, le "coût" total des élus territoriaux c'est-à-dire de la démocratie de proximité, est inférieur à 0.50% du budget des collectivités et à la moitié du seul budget "communication" de l'Etat. Quant au soi-disant "mille-feuilles", ce n'est en fait qu'une tarte à la crème***). D'où le lancement de la fabuleuse "réforme" territoriale avec sa double déclinaison "provinciale" et "parisienne" : "soft" pour la province, "hard" pour l'Ile-de-France.
Ces projets sont -nous y reviendrons- politiquement scélérats et réactionnaires dans leur esprit, typiquement "Second Empire". Ils sont économiquement et socialement néfastes et muets sur la question, essentielle, du financement : comment l'Etat, structurellement de plus en plus déficitaire, vivant à crédit et très mal géré malgré des coupes claires dans les services publics, pourrait-t-il compenser les collectivités territoriales (qui représentent aujourd'hui 70% de l'investissement public, donc un potentiel de relance essentiel) des pertes de recettes très importantes (taxe professionnelle) dont il les menace en plus du coût des missions nouvelles qu'on leur impose ?
La cavalerie
Pas de réponse à cette question essentielle : on se contente de tirer sur l'avenir une série de traites qui ressemble de plus en plus à de la cavalerie. La vérité si je mens... Il s'agit encore une fois,de diviser les Français et de les opposer à des élus insuffisament soumis au goût du pouvoir, pour assurer la pérennité politique du président et celle de ceux qui - en politique ou dans l'économie - ont misé sur lui. Il s'agit aussi de rallier et de remotiver une administration préfectorale bien démoralisée ces derniers temps en lui faisant espérer à nouveau un rôle majeur au plan local... car elle est l'indispensable relais de toute réaction centralisatrice du pouvoir.
Philosophons
Mais tout cela est cousu de fil blanc. Et il y a fort à parier que, dans ce domaine comme dans d'autres, une fois ( très éventuellement !) obtenu le résultat politicien espéré, les projets seront négligemment renvoyés dans les placards ministériels d'où on les avait provisoirement sortis sous prétexte d'une imaginaire "urgence" : pourquoi le pouvoir irait-il vent debout contre un Sénat prêt à basculer à gauche ? Ils y rejoindront le vaste cimetière des Etats Généraux divers et des promesses électorales. Ce ne sera pas la première fois qu'on verra ce scénario fonctionner...
Pour les dirigeants UMP, c'est devenu cela aujourd'hui, faire de la politique : mettre le travail sur la Loi ou l'action municipale au service de desseins politiciens. Espérons seulement que ces pauvres principes ne seront pas trop appliqués à Chaville pendant les quatre ans et demi qui nous séparent encore d'une possible reprise de la marche en avant de notre commune.
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* Souvent eux-mêmes anciens énarques et/ou hauts fonctionnaires de Bercy, disposant d'un parachute ventral bien plus scandaleux que les fameux parachutes dorés : après avoir "contrôlé" pendant des années un organisme financier, j'en suis nommé dirigeant et plus tard, surtout si ça ne "marche" pas, le système de la disponibilité me permet de retrouver mon corps d'origine, bien au chaud et sans perte d'avancement. Le sauf-conduit total, en quelque sorte, quels que soient les résultats de ma gestion. Pas mal, le "libéralisme", vu de cette façon ! Une bonne et vraie réforme serait de prévoir que les fonctionnaires hors classe ne peuvent que démissionner de la Fonction Publique...mais qui osera la faire ?
** Pourquoi dès lors matraquer fiscalement tous les Chavillois, alors qu'il n'y a jamais eu le moindre problème de trésorerie pour la ville ? Le sujet, c'est que le maire réalise maintenant qu'il va y avoir à un moment donné des excédents suite à une brutale augmentation qui touche durement les moins favorisés et qu'il faudra en répondre politiquement..
C'est cela, la gestion politique et au doigt mouillé : on amuse le citoyen en dépensant en communication et en jouant au yoyo fiscal :
1. Avant les élections, je promets n'importe quoi alors que je connais parfaitement la situation qui est publique et bien documentée (sous réserve bien sur que mes futurs adjoints aient un minimum de compétence)
2. Après les élections je frappe un grand coup en invoquant un imaginaire héritage, voire en affabulant carrément et je constitue ainsi des marges de manoeuvre pérennes
3...A l'approche de nouvelles échéances qui m'intéressent vraiment, je relâche un peu la pression.
Bien sûr que tous les élus sont contraints par la démagogie ambiante de gérer la contribution fiscale des citoyens dans le temps, sauf ceux qui bénéficient de grosses rentes de situation fiscale grace à la taxe professionnelle. Mais ce doit être dans des proportions raisonnables et justifiées, Ce n'est en aucun cas la situation à Chaville, ni au titre des recettes ni à celui des dépenses.
*** voir notre prochaine note "Mille-feuilles...ou tarte à la crème ?"
4 septembre 2009 dans reflexions - Chaville, reflexions - Politique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)





